Demain pour la sortie annuelle de club de Mérignac, Cap créatif,nous avons rendez vous au musée des techniques de Beautiran

Il sera ouvert demain spécialement pour nous et je ne manquerai pas de partager quelques photos. Mais avant d'y aller, j'ai eu envie de faire quelques recherches sur une des techniques qui est mise en valeur dans ce musée: l'impression sur tissu et les toiles de Beautiran.

Villa-Magly-Chambre

Article du journal " Sud ouest":Créé par l’ex-patronne de Dal’Alu, Marie-Françoise Micouleau, le musée des techniques est une sorte de cabinet de curiosités dont l’histoire locale est le fil conducteur.

Un endroit étonnant. À l’image de sa créatrice, Marie-Françoise Micouleau. Cette femme, fille de couvreur zingueur, fut la PDG de Dal’Alu, entreprise installée à Saint-Médard-d’Eyrans qui est le leader européen de la gouttière en aluminium. Une société qu’elle a fondée avec son époux et qui dépend aujourd’hui d’un groupe dans lequel sont employées près de 500 personnes. A priori, rien à voir avec le monde des musées. Et pourtant, c’est dans un tel univers que Marie-Françoise Micouleau évolue désormais. Retraitée, cette femme à la discrétion élégante, passionnée d’art et d’histoire qui a gravi les échelons à force de travail, a créé, voilà un an, un musée privé des techniques à Beautiran.

« Les techniques nous racontent l’évolution de notre société », souligne la dame tout en jouant les guides à travers ce lieu aux airs d’immense cabinet de curiosités dont l’histoire locale est l’un des fils conducteurs.

Dans une première salle, on découvre une exposition temporaire consacrée à deux figures de ce coin des Graves, les sœurs Yvonne et Odette Cougnoux, modistes et fondatrices du premier club féminin de sport du secteur, en 1937 : les Perce-Neige. Une deuxième pièce vous fait remonter le temps jusqu’au XVIIIe siècle et les riches heures des toiles de Beautiran. Des « indiennes », comme étaient surnommées au XIXe ces étoffes aux motifs imprimés dont on se servait pour décorer les intérieurs, longtemps tombées dans l’oubli.

Les « indiennes » oubliées

« Or, la commune a abrité l’une des plus importantes manufactures de la région. Fondée en 1793, elle comptait plus d’une centaine de salariés au début du XIXe. Aujourd’hui, on retrouve des toiles de Beautiran dans des musées à New York, Toronto ou encore Tokyo », raconte Marie-Françoise Micouleau. Elle présente une riche collection de ces nobles tissus dont les secrets de fabrication sont détaillés.

Une partie lui a été confiée par la mairie qui disposait d’un trésor endormi depuis des lustres dans des tiroirs ; l’autre lui appartient. « Avec mon mari, nous aimons les beaux objets qui racontent une histoire. Au fil des années, nous avons réuni une collection que nous ne voulions pas garder pour nous. Avec ce musée, nous souhaitions la transmettre et faire vivre la mémoire locale », explique la « conservatrice » de musée.

Un document intéressant sur l'histoire de la manufacture de Beautiran par Monsieur Micouleau: ICI

plus d'information sur l'histoire des toiles de Beautiran sur le blog de SOPHIE DE BOISSIEU

 

Et ce n’est pas tout car le Musée des Techniques propose aussi de voyager dans l’épopée méconnue de l’aluminium et aussi depuis peu, une belle collection d'appareils photos anciens...

Mais je vous en dirai plus demain.